dimanche 4 novembre 2007

Le souffle du couperet

C'est ce courant d'air qui vous glace l'échine lorsque vous passez à deux doigts de la catastrophe pour en réchapper par miracle. En témoigne la courte partie que je disputai par correspondance (je jouais les Blancs) :

Tivrusky-Schwashpieler
Correspondance (n°11)
Défense Grünfeld, variante Petrossian [D91]

1. d4 Cf6 2. c4 g6 3. Cc3 d5 4. Cf3 (je souhaitais à tout prix à sortir des sentiers de la variante d'échange) ... Fg7 5. Fg5 Ce4 6. Fh4 Cxc3 7. bxc3 c5 8. e3 Da5 9. Dd2 (A l'époque 9. Db3 me fit hésiter mais le coup ne semble apporter aucun avantage concret) ... Cc6?! (je considérais ... cxd4 comme plus approprié) 10. cxd5 cxd4 11. dxc6?! dxe3 12. Dxe3
(voir diagramme) ... Dxc3+? 13. Re2 Dc4+ 14. Rd1 et nulle devant l'échec perpétuel qui se profile.

Pourquoi 12. ... Dxc3+? mérite-t-il un point d'interrogation ? La nulle est un résultat en soi disait Tartacover mais les Noirs pouvaient l'emporter par 12. ... Fxc3+ 13. Re2 Fe6!! 14. Td1 Fc4+ 15. Td3 Dxa2+ 16. Cd2 0-0 avec un très bel avantage. Evidemment, j'eus des sueurs froides en découvrant ce coup après avoir joué 12. Dxe3 avant d'être rasséréné par la réponse de mon adversaire. Comme quoi...

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